Writing

Pourquoi et comment écrire un article?

La structure d’un article suit un schéma assez strict et diffère d’un argumentaire de vente, ne serait-ce que parce qu’ils ne sont pas écrits du même point de vue.

Pour écrire un bon article, il faut toujours se demander: quelle valeur ajoutée est offerte au lecteur? En conséquence, l’accent est toujours mis sur la résolution de problèmes. D’abord et avant tout, le lecteur est-il conscient du problème ou du défi potentiel? Puis: qu’existe-t ’il comme solution? Avec quelques recherches, vous pouvez trouver gratuitement des informations générales sur le Web. La valeur ajoutée réside donc dans la personnalisation de la solution pour le cas spécifique.

Think outside the box

Par exemple, considérez tous les modèles de contrats et de lettres que vous pouvez trouver en ligne gratuitement. Ils répondent généralement aux besoins de base, mais souvent ils ne correspondent pas à 100% à ce dont vous avez vraiment besoin. Certains utiliseront simplement les informations trouvées et s’en débrouilleront. Ils en sont satisfaits car la majeure partie a déjà été préparée pour eux. Si l’un d’eux a besoin ultérieurement d’un modèle différent, il est probable qu’il se retrouve à nouveau sur le même site. Après un certain temps, il recherchera activement ce site parmi les résultats Google pour trouver une réponse personnalisée. Il considère désormais l’auteur des articles sur ce site comme un expert. Le site devient sa référence et il le recommandera à ses connaissances et collègues qui recherchent également des solutions similaires. Les chances sont minimes que cette personne achète un jour quoi que ce soit chez vous, et ce n’est pas grave. Après tout, la recommandation au sein de son réseau contribue à votre légitimité qui incite tôt ou tard quelqu’un qui a peut-être moins confiance en lui ou ne veut tout simplement pas y passer du temps, à faire appel à vous.

Un argumentaire de vente est rapidement reconnu et ainsi souvent simplement ignoré. Le lecteur passe son chemin et poursuit sa recherche d’informations solides et non contraignantes car rien n’est plus frustrant que de découvrir lors d’une première recherche générale que la réponse à votre question est finalement cachée derrière votre carte de crédit.

Un bon article respecte la structure suivante:

Quelle est la situation?

Pourquoi écrire cet article? De nouvelles réglementations? Une nouvelle technologie? C’est l’invitation à continuer la lecture. Le lecteur devrait immédiatement voir “c’est ce que je cherchais!”

Quels sont les risques / conséquences?

L’auteur décrit toute la gradation depuis “les conséquences désagréables” jusqu’au “scénario de catastrophe”. Cela garantit la motivation du lecteur à considérer la solution, puis à agir. Pour la rendre plus concrète et augmenter la capacité d’identification, la situation est esquissée visuellement. Le lecteur se dit alors: «C’est bien ce que je vis», rassuré de ne pas perdre son temps. Le désir d’obtenir une solution est à son plus haut.

La solution standard a minima

Il est maintenant temps de quelque peu rassurer le lecteur: ce n’est pas aussi grave que ça. C’est le moment de lui présenter la solution du “ruban adhésif”. Cette solution vous permettra de vous dépanner, mais n’a souvent aucun impact structurel. Cependant, cela peut aider suffisamment dans certains cas. L’article sur l’arrêt concernant la pointeuse indique qu’une simple feuille de présence suffit pour enregistrer les heures travaillées. Est-ce une solution réalisable dans une structure d’une certaine taille? Très probablement pas, mais pour quelqu’un qui n’a qu’un seul employé travaillant au bureau tous les jours, c’est plus que suffisant dans 90% des cas.

La solution à valeur ajoutée réelle

C’est là qu’intervient l’expert: c’est la vraie solution qui donne radicalement un virage positif à la situation. Cette solution satisfera 80% des lecteurs. Ils doivent ensuite la bricoler pour l’adapter complètement à leur structure et à leurs souhaits mais ils reconnaissent néanmoins la valeur ajoutée offerte. L’auteur devient ainsi l’expert apportant en quelques minutes une réponse réaliste et applicable. Ils vous sont psychologiquement redevable.

La conclusion

Finalement, vous faites appel à l’engagement du lecteur: «Partagez si cela vous a plu», «Partagez si cela vous a aidé». Alors faites-leur simplement savoir que la porte est ouverte: au cas où il a besoin de conseils plus spécifiques, vous êtes toujours disponible. La ligne de communication reste ouverte aux clients potentiellement intéressés, sans engagement.

Article

Votre blog et ses articles généreront du trafic vers votre site et créeront une notoriété de marque. Cela se développe simplement plus rapidement lorsque les gens n’ont pas à payer pour cela.

Pour conclure, encore ceci: soyez bref. Un article trop long ne sera pas lu jusqu’au bout. Deux à trois pages A4 suffisent largement. La capacité moyenne de concentration en ligne devient de plus en plus courte. En traitant avec parcimonie les détails et les nuances, on reste concis. Si le lecteur souhaite en obtenir, il peut toujours les demander. Et si une telle question revient fréquemment, cela pourrait être une raison pour publier un article supplémentaire auquel les lecteurs sont renvoyés pour plus d’informations sur le sujet spécifique.

L’automatisation : ne la combattez pas, faites-en partie !

Nous entendons souvent que les gens s’inquiètent de l’automatisation, qu’elle va supprimer des emplois et que l’IA est une menace pour de nombreuses activités. Je suis d’accord, l’automatisation va changer les choses. D’un autre côté, je suis en désaccord avec la prise de position selon laquelle il faut la combattre. Mon point de vue dans le travail est simple : si cela devient répétitif, c’est ennuyeux et un ordinateur devrait pouvoir le faire pour moi.

Ces dernières années, j’ai développé un modèle d’optimisation et d’automatisation des tâches, ce qui a réduit la quantité de travail que j’ai à faire. Parfois, j’ai même fait disparaître ma fonction. Cela m’a-t-il dérangé ? Pas du tout parce que j’ai fait partie du processus, de la solution. L’automatisation est un domaine dans lequel vous devez être actif. Dans une fonction où l’automatisation est possible, vous êtes celui qui sait comment les choses fonctionnent, vous maîtrisez le flux de données ou les processus, vous connaissez les points principaux nécessitant une attention particulière, etc. Vous êtes le plus apte à contribuer au développement d’un outil qui facilite votre travail, voire le rend obsolète. Vous détenez la clé d’une automatisation réussie. Vous pensez peut-être que vous mettez en danger votre source de revenus, mais vous avez en fait la possibilité de devenir un expert.

Bureau de travail

J’ai travaillé dans des entreprises où le changement ne faisait pas partie de leur ADN. Alors que je passais beaucoup de temps à construire un fichier Excel avec des formules compliquées qui tentaient d’éviter autant que possible le travail manuel, mon superviseur me disait d’arrêter de faire ça et de me faciliter la tâche en me contentant de faire la saisie et les calculs ligne par ligne. Je hochais de la tête mais je le faisais quand même (je peux être un peu têtu). Il me fallait 4 heures pour construire ce fichier automatisé, alors qu’il ne me fallait que 2 heures pour préparer l’ancien. Je savais que la même question se poserait à nouveau. Quand j’ai dû faire un rapport similaire le mois d’après, j’ai pu le livrer 5 minutes plus tard parce que je n’avais qu’à ajuster les paramètres. Du coup, le temps additionnel que j’y avais consacré le mois précédent a été plus que compensé.

J’ai fini par le faire pour beaucoup de rapports. J’ai travaillé avec Access et Excel et j’ai aidé mes collègues dans leurs tâches en leur montrant comment utiliser les outils dont ils disposaient. Quelques mois plus tard, un travail qui était auparavant plus qu’un travail à temps plein s’est transformé en une tâche prenant moins de 30 minutes par jour et qui pouvait facilement être répartie entre mes collègues. Mon contrat a été résilié parce que le poste ne se justifiait plus. On pourrait dire que par mes interventions, je me suis rendu inutile… mais c’est exactement ce qui m’a rendu attractif pour mes prochains postes. J’étais quelqu’un qui pouvait aider les entreprises à économiser de l’argent en repensant leur façon de travailler. C’est l’un des aspects qui font de moi un atout. Est-ce que je le regrette ? Pas du tout ! Cela me permet d’aborder mon travail d’une manière plus stimulante et plus divertissante qu’en étant un robot cantonné à de la saisie.

Main homme et robot

Cette expérience est transposable à de nombreuses personnes, dans des rôles différents. Pour ceux qui ont ce genre d’emploi, essayez de réfléchir à la manière dont vous pouvez vous faciliter la vie. Parfois, cela vous donne plus de temps et vous facilite la vie, ou parfois cela vous donne une nouvelle perspective sur votre travail. Pour les personnes qui encadrent ce genre de travail : n’essayez pas d’empêcher les gens de penser comme ça, vous devez les encourager. Essayez d’aider les gens en les formant à utiliser ces outils, invitez-les à se demander pourquoi les choses sont faites d’une certaine manière (et n’acceptez pas la réponse “parce que nous l’avons toujours fait de cette manière”). Acceptez l’automatisation croissante. Posez-vous la question : préférez-vous attendre le moment où vous serez obsolète, ou préférez-vous être l’une des personnes qui rendent ces changements possibles ailleurs ?

Soyez un acteur, pas une victime !

Comment appliquer le taylorisme à la résolution des problèmes

Imaginez : un client doit passer d’une entreprise individuelle à une société pour répondre aux obligations pour ouvrir une succursale. Il réfléchit à l’achat d’une société à un partenaire d’affaires travaillant dans un secteur proche. Il reste encore la discussion au sujet de la valeur de cette société ainsi que de la possibilité d’acheter ses actions ou son activité. En même temps, il y a une question d’organisation de toutes les activités et sociétés au sein de l’entreprise. Pour mon client, c’était un gros problème auquel il ne voyait pas de solution.

Nous trouvons la solution au 18ème siècle : le taylorisme.

1. Identifier les différents sous-problèmes

Pour mon client (et pour beaucoup d’autres), il se pose un gros problème. Dans les faits, il y a quatre problèmes :

  • Le besoin d’une entreprise pour abriter la nouvelle activité
  • Vont-ils racheter les actions ou créer une société et seulement racheter l’activité?
  • À quelle valeur racheter les actions ou l’activité et quelle stratégie de négociation doit-on déployer ?
  • Comment organiser la structure de l’entreprise pour abriter ses composantes ?

Il existe deux approches différentes pour identifier les sous-problèmes : soit nous identifions les différentes solutions pouvant se présenter, soit nous essayons de diviser le problème en autant de sujets possibles pour autant que chacun d’eux ait encore un sens.

2. Vérifier s’il y a un ordre imposé

Parfois, il faut d’abord résoudre certains problèmes avant de pouvoir en résoudre d’autres. Des problèmes de ce type vous donnent le sentiment que le problème est trop complexe. Dans cet exemple, la structure est la dernière chose à prendre en compte car nous devons d’abord résoudre les problèmes liés à ses composants.

Vous pouvez comparer cela avec la construction d’un bâtiment : vous devez d’abord couler les fondations avant de pouvoir installer la toiture sur le bâtiment. L’ordre est très important, car il se peut que vous ayez à retravailler certaines choses ou que vous soyez bloqué par l’absence de certaines pièces.

3. Prioriser

Il arrive qu’un ordre ne soit pas évident ou qu’il soit inutile pour quelques problèmes sous-jacents. C’est là que les priorités doivent être établies.

4. Résoudre les différents problèmes

A partir de maintenant, vous n’avez plus qu’un certain nombre de problèmes abordables à résoudre. Vous remarquerez que vous ne vous sentez plus aussi débordé et que vous êtes davantage motivé.
Ce n’est pas parce que vous avez un certain ordre d’exécution à l’esprit que vous ne pouvez plus vous en écarter. Parfois, vous vous retrouverez dans un schéma qui convient mieux ou certaines choses changent et vous devrez revoir certaines étapes.

Les choses changent rapidement et les situations aussi. Soyez suffisamment flexible pour évoluer avec votre environnement. De nombreux principes du monde des affaires, comme celui-ci, s’appliquent dans différents domaines, mais peuvent également trouver une application en dehors du monde des affaires. N’ayez pas honte d’appliquer les processus rationnels dont vous disposez en tant que professionnel pour prendre des décisions ou résoudre des problèmes dans votre vie privée. Vous verrez que la vie deviendra plus facile !

Avez-vous d’autres conseils ? N’oubliez pas de nous en faire part dans les commentaires ci-dessous !


Introduction sommaire au contrôle de gestion et à la comptabilité analytique

calcul des coûts

Dans les situations entrepreneuriales simples, il est facile de calculer les coûts. Il s’agit d’un processus simple, qui suit un certain cours. Pensez à un boulanger. Il sait quelle quantité de chaque ingrédient est nécessaire pour préparer son pain, en connaît le prix et sait quel loyer il doit payer par mois. Pour la plupart des entreprises, ce n’est pas aussi clair. Vous trouverez ci-dessous une introduction brève sur comment commencer à calculer et à contrôler les coûts dans une entreprise.

Première chose à savoir : quel est le déroulement des opérations dans l’entreprise. Ce qui est nécessaire pour fabriquer votre produit final, quelles sont les étapes qu’il doit traverser, quand chaque composant est-il introduit, comment la production est-elle planifiée, etc. Vous devez être en mesure d’intégrer dans ce que nous appelons un “organigramme des ressources” toutes les étapes du processus, depuis les matières premières et le travail humain jusqu’à la perception des paiements. Vous avez réussi ? Super, vous pouvez passer à l’étape suivante.

analyse

Maintenant commence la partie où vous allez comprendre votre flux de données. Ici, vous allez revoir votre diagramme de flux de ressources, mais en l’examinant sous l’angle de la saisie de données. Qui a besoin de quel document, à quel moment, qui le remplit, comment et où sont stockées les données, qui doit valider, etc. Vous devriez aboutir à un “diagramme de flux de données” qui crée une couche au-dessus du diagramme de flux de ressources, vous donnant une vue parfaite et complète de votre activité du point de vue des données. Cette étape est essentielle car elle vous aidera à trouver les chiffres dont vous avez besoin pour faire vos calculs, et aussi à identifier les goulets d’étranglement et les problèmes.

L’aspect important de ces deux premières étapes ne consiste pas seulement à pouvoir trouver la personne à qui poser des questions lorsque quelque chose ne va pas, mais c’est ce qui vous permettra de comprendre réellement le fonctionnement de l’entreprise dans son ensemble. Sans cette compréhension, vous ne serez pas en mesure d’établir les relations essentielles entre les chiffres de la comptabilité et les causes de ces coûts, ce qui rendra impossible une analyse correcte des domaines dans lesquels vous pouvez essayer de réduire les coûts.

Une fois ces deux étapes accomplies, les choses deviennent faciles. Vous pouvez associer des coûts (ou le pourcentage de ceux-ci que vous avez trouvé statistiquement) à ce que vous voulez pour calculer son coût, et vous pouvez passer au calcul des ratios et des marges nettes.

Le temps est précieux, peut-être, mais ça vaut la peine de s’investir dans le processus. Vous préférez que votre voiture soit réparée avec la bonne pièce détachée ou avec du ruban adhésif ? Si vous choisissez la bonne pièce détachée, vous vous plaindrez peut-être de devoir payer plus cher, mais vous l’acceptez parce que vous voulez que votre voiture fonctionne et soit sûre. Faites de même avec votre temps.

Qu’est-ce qu’un logiciel ERP ?

Plus tôt cette semaine, j’ai abordé avec quelqu’un certains sujets – à mon avis – intéressants à mettre en œuvre dans la sphère des logiciels ERP (si vous voulez en savoir plus, contactez-moi). Et puis vint cette question: qu’est-ce que l’ERP? J’ai ainsi réalisé que c’était juste encore un de ces mots à la mode que nous utilisons, mais dont peu de gens connaissent réellement la signification.

ERP signifie Enterprise Resource Planning (planification des ressources de l’entreprise), un terme qui n’en dit pas vraiment plus. Je me sentais comme un médecin expliquant la signification d’une abréviation médicale, que le patient regarde en se demandant s’il était supposé comprendre quoi que ce soit. Après l’avoir expliqué, j’ai donc pensé que je pourrais tout aussi bien écrire un petit article sur le sujet pour me rendre utile à un public plus large.

Le sujet peut être abordé sous différents angles, mais j’aime le considérer comme la traduction “simple” dans un logiciel d’une histoire d’entreprise. Utilisons un exemple pour l’expliquer: un producteur de tomates vendant des tomates sur le marché. Il s’agit de bien plus que d’une simple vente de tomate. Il y a de nombreuses implications et ramifications qui rendent l’opération bien plus complexe qu’il n’y parait à première vue. Un programme ERP est censé y apporter de l’aide en regroupant tout, en interconnectant les différents aspects de l’entreprise ou en exploitant les différentes interactions.

Vendre une tomate

Vous êtes un maraicher qui vient de vendre une tomate. Vous donnez la tomate au client et il vous donne de l’argent en échange. Lorsque vous regardez la situation dans son ensemble, une entreprise ne se résume pas à de la vente. Avant toute chose, vous aviez besoin de terres pour faire pousser les tomates. Maintenant que vous les avez achetées, vous devez les considérer comme un actif à long terme. Pour pouvoir acheter ce lopin de terre, il vous fallait un prêt, ce qui signifie que vous vous engagez auprès de la banque. Ensuite, vous deviez acheter des semences, du matériel, etc. et couvrir vos frais généraux. Bien sûr, vous ne vous êtes pas limité à produire une seule tomate, mais vous en avez cultivé beaucoup plus: pour les cueillir toutes, vous avez dû engager des gens pour vous aider. Ensuite, vous êtes parti au marché pour les vendre, réduisant ainsi votre stock de tomates mais augmentant votre réserve de trésorerie. Evidemment et malheureusement, vous devez payer des impôts sur ce que la vente a rapporté et présenter un compte de profits et pertes, et ainsi de suite. Cela vous donne déjà mal à la tête? Jetons un coup d’œil à tout ce qui se cache derrière la vente de cette tomate:

  • Gestion des actifs immobilisés (votre terrain)
  • Planification budgétaire (votre prêt)
  • L’équipement et son entretien
  • Achats
  • Inventaire
  • Frais généraux
  • Ressources humaines
  • Marketing
  • Fiscalité
  • Comptabilité
  • Gestion de la trésorerie

Mais vous pourriez sans peine y rajouter des choses comme la gestion des produits, etc.

Plus que des tomates

Bien sûr, en réalité, vous ne vendez pas seulement des tomates, mais vous diversifiez en vendant également d’autres produits. Rien qu’en considérant toutes les étapes du processus de vente de tomates, vous pouvez imaginer comment tout se complique si vous faites cela avec un mélange de produits et de clients. Vous devez planifier votre production, gérer vos clients, maîtriser vos coûts … Bref, vous devez avoir une vision globale de tous les aspects du cycle économique.

C’est exactement à cela que sert un logiciel ERP. Par exemple, en enregistrant la vente, non seulement vous la comptabiliserez, mais vous la retrouverez également dans votre module marketing vous permettant de suivre vos meilleurs clients et de voir quels sont vos produits les plus vendus. En l’intégrant dans votre calcul de coût de revient, vous pourrez vous rendre compte si la vente de tomates est rentable pour vous ou non. Faites le lien avec votre gestion de patrimoine et voyez à quel point vous utilisez vos terres, calculez différents ratios et indicateurs. La liste des possibles se rallonge de plus en plus.

Pourquoi ils sont utiles

Les logiciels ERP aident à maintenir une vue d’ensemble globale du point de vue d’une entreprise, à voir le lien entre les différents aspects et à rendre l’ensemble plus efficace. Avant il y avait d’une part l’équipe du marketing qui avait son propre logiciel pour suivre, par exemple, l’historique des ventes et, d’autre part, la comptabilité qui avait son logiciel pour enregistrer les ventes. La production avait également sa propre application, et ainsi de suite. Vous comprenez immédiatement comment des données identiques sont saisies à plusieurs endroits : une réelle perte d’efficacité. Au lieu de saisir les mêmes données dans différents programmes et de répéter plusieurs fois la même action, un logiciel ERP garantit que vous ne devez le faire qu’une seule fois. Lorsque quelqu’un ajoute une action dans un module de cette manière, les données seront automatiquement utilisées pour alimenter les autres modules.

Certains considèrent encore ces programmes comme un méli-mélo ou une chaîne de programmes multiples. Je pense que c’est une vision très étriquée et dépassée, non seulement du logiciel mais également des entreprises. Une entreprise n’est pas seulement la somme de plusieurs départements, c’est une collaboration entre départements qui ont tous besoin les uns des autres. C’est sûrement lié à mon approche holistique et généraliste des choses, mais tel que je le vois, les programmes ERP sont principalement des ensembles complets de modules conçus pour aider les entreprises à ne pas négliger certains aspects grâce à la vue d’ensemble.

Par le biais de cet article, j’espère avoir contribué à une meilleure compréhension des logiciels ERP.

Réflexion au sujet de la comptabilité analytique

J’adore les mathématiques. Elles sont parfaites, parce que le « peut-être » n’existe pas, l’approximation est uniquement décidée et elles sont universelles. Le traitement des chiffres m’a incité à me plonger dans la comptabilité analytique. Vous mettez sur pied un modèle et essayez d’être le plus précis possible ; vous découvrez ainsi ce que la comptabilité ne vous dit pas de manière claire. Pourtant, cela me frustre souvent.

Mon système de comptabilité analytique préféré est probablement la méthode ABC ou Activity Based Cost Method. Vous essayez de déterminer les facteurs de coût des différents générateurs afin d’attribuer au mieux la consommation aux différents départements ou produits. Vous créez ensuite une matrice pour savoir quels sont les facteurs de coûts communs aux différents générateurs de coûts, de sorte que vous avez besoin de moins de facteurs de coûts pour travailler. Ensuite, il s’agit seulement de quantifier la consommation de chaque centre.

C’est ce qui me dérange : pourquoi travaillons-nous avec cette matrice ? Je comprends que si nous faisons nos calculs sur un bout de papier à l’école ou pour un examen, c’est plus rapide et plus facile. Cependant, nous vivons dans un monde où l’on parle d’exploration de données ou “data mining”, de “big data”, où nous disposons d’une capacité de stockage presque illimitée et d’une énorme puissance de calcul. Les logiciels deviennent de plus en plus sophistiqués et peuvent être adaptés aux besoins. Alors pourquoi continuer à se contenter d’approximations ?

Je suppose que nous disposerions d’une manière plus précise d’évaluer les coûts qui contournerait les réserves classiques émises sur les méthodes traditionnelles où nous soulignons toujours qu’il y a une marge d’erreur, avec l’exemple en tête des entités rentables avec une méthode, et en déficit avec une autre.

Les préoccupations qui existaient à l’époque où nous voulions une estimation rapide de ce que nous devions facturer aux clients sur la base d’une simple analyse des coûts, sont obsolètes. Il n’est pas très difficile d’ajouter un module dans un programme ERP pour obtenir une estimation rapide basée sur les données. Lors d’échanges sur le sujet, j’ai souvent entendu l’argument selon lequel il faut des données qualitatives et fiables pour obtenir ce résultat, mais n’était-ce pas déjà le cas avec les méthodes classiques ?

Les processus deviennent de plus en plus complexes, avec des chaînes de valeur combinant un grand nombre d’activités, de ressources et parfois même d’industries différentes. Cela transforme un calcul simpliste prenant en compte seulement quelques indicateurs, en un pari dangereux. Il est peut-être temps de repenser la façon dont on enseigne le contrôle des coûts. Bien sûr, nous devons connaître les bases, Bien sûr, nous devons connaître les bases, Bien sûr, nous devons connaître les bases, les méthodes traditionnelles peuvent toujours s’appliquer aux petites structures, mais nous devons envisager d’apprendre également à utiliser les données que nous collectons plutôt que d’éviter, en fin de compte, de les utiliser.

J’espère lancer une discussion ici, qui pourrait changer le point de vue de certains qui ne sont pas nécessairement conscients qu’il existe des moyens de faire autrement. N’oublions pas : l’innovation disruptive est à l’ordre du jour.

Pourquoi l’échec est important et pourquoi ce n’est pas vraiment un échec

Je me souviens de l’une de mes premiers cours d’entrepreneuriat international à Worms: la différence de perception entre Allemands et Américains en termes d’échec. Mon professeur a dit que lorsque quelqu’un en Allemagne échoue en affaires, c’est désastreux pour son CV. Surtout quand il ou elle cherche un financement pour une nouvelle entreprise. Aux États-Unis, le contraire est vrai: on ne fait pas confiance à quelqu’un qui lance une nouvelle entreprise sans jamais avoir échoué auparavant.

La logique sous-jacente est que si quelqu’un n’a jamais échoué, comment les investisseurs sauront comment il s’en remettra ? Saura-t ‘-il reconnaître un échec imminent s’il n’en a jamais vécu un lui-même auparavant ? J’ai adoré cet état d’esprit, mais encore une fois, j’étais partial. Auparavant, j’avais essayé quelque chose qui n’a finalement pas fonctionné mais que j’ai trouvé intéressant, simplement parce que j’essayais quelque chose de nouveau. J’ai expérimenté le déroulement du processus de création et je savais que je serai capable d’admettre si quelque chose s’avérait impossible à réaliser. Plus important encore pour moi, je saurai simplement tourner la page.

J’aime les citations, en particulier celles de personnes formidables et célèbres. Je les trouve intéressants et vous pouvez les considérer comme des slogans. Quand vous regardez le nombre de citations sur les échecs et comment ceux-ci sont glorifiés, vous vous demandez pourquoi les gens perçoivent toujours l’échec comme quelque chose de négatif.Au lieu de l’expliquer en long et en large, permettez-moi de vous présenter le top 5 de mes citations préférées :

5:

“Anyone who has never made a mistake has never tried anything new.”

Albert Einstein

(Quiconque n’a jamais commis d’erreur n’a jamais rien essayé de nouveau)

4:

“Success is not final, failure is not fatal : it is the courage to continue that counts.”

Sir Winston Churchill

(Le succès n’est pas définitif, l’échec n’est pas fatal: c’est le courage de continuer qui compte)

3:

“You miss one hundred percent of the shots you don’t take.”

Wayne Gretzky

(Vous ratez cent pour cent des photos que vous ne prenez pas)

2:

“It is hard to fail, but it is worse never to have tried to succeed.”

Theodore Roosevelt

(C’est dur d’échouer, mais c’est pire de ne jamais avoir essayé de réussir)

Et ma préférée :

1:

“I have not failed. I’ve just found 10,000 ways that won’t work.”

Thomas A. Edison

(Je n’ai pas échoué. Je viens de trouver 10.000 façons qui ne fonctionnent pas)

Bien que j’aie parfois entendu une version similaire d’Alessandro Volta sur l’apprentissage des 100 façons de ne pas fabriquer une pile ou une batterie.

J’adore vraiment cette citation car elle illustre comment une personne connue pour avoir inventé la première ampoule a lui aussi eu du mal à réussir. N’oublions pas qu’il a fondé General Electric (sous le nom d’Edison General Electric Company); une entreprise qui existe toujours et depuis maintenant plus d’un siècle. Pas mal pour quelqu’un qui a échoué “10.000” fois. Pour conclure, j’aimerais terminer par une citation de Sir Winston Churchill, qui a été prolifique en citations (ou du moins a t’il été capable de les faire créditer à son nom) :

“Success is stumbling from failure to failure with no loss of enthusiasm.” – (Le succès consiste à trébucher d’échec en échec sans perdre l’enthousiasme)

Enfin, avec humour bien sûr, j’invite Le Robert à ajuster la définition du mot « échec » en conséquence. J’espère que ce blog vous aura remonté le moral !